L’Ariège, un trésor méconnu ou mal connu : La nécropole de TABARIANE

Un détour par l’Ariège s’impose pour découvrir la nécropole de Tabariane.

10 ans de fouilles exécutées par LandArc, dans la commune de Teihet (près de Mirepoix) ont permis de mettre à jour cette nécropole superbement conservée et aménagée en 2010 en site paysagé.

1200 m2, 166 sépultures disposées en rangées régulières dont les corps sont orientés, la tête tournée vers l’est et les mains se croisant quelquefois sur la poitrine. De nombreux objets (bagues, collier…).

Les archéologues ont utilisé le mobilier trouvé dans les tombes pour déterminer le niveau social des défunts. Certaines sont dépourvues de mobilier ou présentent des parures de facture très simple. D’autres à l’inverse sont richement dotées de pièces d’orfèvrerie, bijoux, armes…

S’il est probable que plusieurs tombes à riche mobilier appartiennent à des hommes libres de l’aristocratie locale ; il est plus délicat de savoir si les tombes sans mobilier appartiennent à d’autres catégories sociales (esclaves ou colons en charge de l’exploitation du domaine). Faute de découverte de lieux distincts d’inhumation, on peut penser que tous les habitants sont ici représentés.

 

La nécropole de Tabarine, toute une Histoire

Grégoire de Tours a décrit le déferlement de hordes barbares mettant régulièrement à sac l’empire romain. Il semble que la réalité soit plus contrastée. Les échanges commerciaux entre les Romains, l’aristocratie gallo-romaine et les peuples d’au-delà du Danube et du Rhin (Francs, Alamans, Ostrogoths…) sont fréquents à l’époque. Dès la fin du Ve siècle, c’est en tant que fédérés de l’empire romain que les Wisigoths s’installent à Toulouse et règnent sur le territoire qui va jusqu’à la Loire. Vaincus par le roi des Francs, Clovis, en 507 à Vouillé, ils se replient en Septimanie (Languedoc actuel environ) et en Espagne. Ce territoire entre alors dans le royaume mérovingien, dynastie franque chrétienne, du Ve au VIIIe siècle.

 

Implantée sur un site déjà occupé pendant l’antiquité, la nécropole a été utilisée pendant près de deux siècles, du milieu du VIe siècle au début du VIIIe siècle. Les observations minutieuses effectuées au cours de la fouille ont permis de reconstituer les pratiques d’inhumation, utilisant diverses formes de coffrages de bois.

L’équipe d’archéologues a constaté de nombreux cas de regroupements des défunts au sein d’une même sépulture par diverses pratiques, comme les tombes doubles, les réductions de corps et les superpositions.

Depuis les premières fouilles engagées au début du XXe siècle, Tabariane représente pour les scientifiques un site de référence pour la culture matérielle du haut Moyen Âge. Des boucles de ceinture de facture remarquable, issues de ces fouilles, sont exposées dans de nombreux musées en Europe et aux Etats-Unis.
Faute de découverte d’autres lieux distincts d’inhumation, on peut penser que tous les habitants y ont été inhumés.

 

Visiter l’Ariège passe par la Nécropole de Tabariane et plus encore

Même si peu d’éléments témoignent de la confession des défunts, la population de Tabariane était certainement majoritairement chrétienne, religion dominante en Gaule au VIe siècle. Les sépultures et les objets qui y ont été découverts, tels des scramasaxes et pointe de lance attestent de la fonction guerrière de ces hommes libres de Tabariane.

 

Ne passez pas ici sans visiter à côté l’église troglodyte de Vals.

Au milieu d’une faille naturelle, un escalier s’enfonce dans les entrailles de la terre donnant accès à la partie inférieure de l’église datant du Xème siècle. Les voutes sont chargées de magnifiques fresques romanes. Plus haut la nef principale du XIIème siècle. Enfin au dessus la tour datant du XIVème siècle. ??

 

Je n’en dirais pas plus sur ce lieu afin de vous laisser la joie de le découvrir si vous passez par là.

 

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