Auteur/autrice : Jean-Francois LEGRAS

Journalistes

À La Farlède, un salon de thé inclusif niché…

À La Farlède, l’IME La Capelle invite habitants et visiteurs à une halte aussi gourmande qu’authentique, dans un salon de thé inclusif porté par l’association PHAR 83. Plus qu’un simple lieu de dégustation, il s’agit d’un endroit à découvrir, où se rencontrent patrimoine local, engagement social et convivialité.

Installé dans le cadre emblématique du moulin du Partégal, récemment racheté par l’IME, le salon de thé a ouvert ses portes en septembre 2025. Ce choix marque une étape importante dans l’histoire de l’établissement, auparavant situé à Solliès-Toucas, dans un environnement jugé trop isolé. En s’implantant à La Farlède, l’IME a fait le pari d’un retour au cœur de la vie locale, au plus près des habitants et des visiteurs.

Ce lieu chargé d’histoire, connu des Farlédois, retrouve aujourd’hui une nouvelle vocation. Il devient un espace vivant, ouvert sur la ville, où patrimoine et modernité se conjuguent au service de l’inclusion.

Le salon de thé est animé par Megguy et Aurore, deux éducatrices spécialisées en pâtisserie. Elles accompagnent 25 enfants en situation de handicap, répartis en équipes de cinq, qui se succèdent le matin et l’après-midi. À travers cette activité, les jeunes développent des savoir-faire professionnels tout en s’inscrivant pleinement dans la vie sociale locale.

Ouvert les mardis, jeudis et vendredis de 11h30 à 18h, le salon propose une pause gourmande salée et sucrée, sur place ou à emporter. Un vendredi par mois, des soirées à thème prolongent l’accueil jusqu’à 21h, offrant un moment privilégié aux familles, amis et curieux de passage.

À la croisée du tourisme local, de l’économie sociale et solidaire et de la valorisation du patrimoine, le salon de thé de l’IME La Capelle s’impose comme une adresse singulière, où chaque visite devient une expérience humaine et culturelle à part entière.

Valérie Denizart

La Lettre de l'Afjet

Coup de cœur, le Chant des Forêts

Le grand public a découvert Vincent MUNIER à la lecture de « la panthère des neiges » de Sylvain TESSON. Avec le film « le chant des forêts » il quitte son appareil photo pour tenir une caméra et son rôle d’accompagnateur pour nous faire découvrir sa passion pour la nature et les êtres qui la peuplent dans un film d’une rare sensibilité

Contrairement à Sylvain TESSON, globe-trotteur insatiable, Vincent MUNIER nous emmène tout à côté de chez nous, dans la forêt vosgienne qu’il n’a jamais longtemps quittée.

Il nous dévoile l’origine de sa vocation de photographe animalier qui est en réalité une histoire familiale.

Trois générations de MUNIER se retrouvent dans la nuit hivernale à l’affut, guettant les animaux, les oiseaux et même les insectes qui peuplent les futaies et les clairières pour surprendre leur image et en registrer leurs cris qui sont pour eux de véritables chants.

Tout commence pour le père du cinéaste par la vision d’un grand tétras, oiseau emblématique des Vosges qui les a depuis déserté et qu’ils devront traquer dans le grand nord norvégien.

Pas d’images pour posters décoratifs, mais la découverte furtive entre des arbres, dans le brouillard, la pluie et la pénombre, d’animaux allant du majestueux cerf au minuscule insecte en passant par toutes sortes d’oiseaux.

Tous, par leurs chants rauques ou séraphiques, participent à un concert qui emplit l’air pour qui sait tendre l’oreille.

Mais c’est aussi, et peut-être surtout, une histoire de transmission entre un homme vieillissant qui a consacré sa vie à l’observation de la nature et son petit-fils sous le regard attendri du cinéaste.

Véritable ode à la discrétion, la patience, la persévérance et l’humilité, le film nous invite au respect du vivant.

Difficile de rompre le charme dans lequel ce film nous a plongé et de reprendre le cours du quotidien.

Un moment béni…

Denis ATZENHOFFER

 

LE CHANT DES FORÊTS Film de Vincent MUNIER actuellement en salles mais aussi en livre (Éditions Kobalann)

Les strasbourgeois ont, eux, la chance de retrouver les photographies de Vincent MUNIER dans une belle exposition au musée des Beaux-Arts jusqu’au 27 avril 2026.

Mais aussi LA PANTHÈRE DES NEIGE Éditions Gallimard

grand prix du livre 2025 GRAND PRIX DU LIVRE

Franck Pavloff et Guénaelle Daujon lauréats 2025 de l’AFJET.

A paris, la SACD recevait le 15 décembre 2025 dans ses salons l’A.F.J.E.T., qui remettait son Grand Prix du Livre 2025 à Monsieur Franck Pavloff pour son roman « L’hôtel du Rayon vert », (Editions Albin Michel)

Depuis plus de 20 ans, ce Grand Prix honore et récompense des auteurs dont les ouvrages écrits en langue française donnent envie de voyager et de découvrir, à travers la France ou les territoires d’Outre-mer, des lieux inédits ou insolites.

Le Roman de Franck Pavloff décrit un Hôtel étrange situé à Cerbère, village entre deux pays, un lieu de transition, de rencontres improbables. Le récit est d’une grande humanité, teinté d’un réalisme magique : autour de multiples personnages en fuite, en quête, se dresse cette immense bâtisse, comme un transatlantique échoué entre deux mondes. Le Grand Prix était remis par Michaël Sibony, lauréat du Grand Prix A.F.J.E.T. en 2024 pour son roman « Marguerite et le Mont-Blanc » (Éditions de l’Aube)

Le Prix Coup de cœur A.F.J.E.T. 2025, décerné depuis 5 ans, a récompensé l’ouvrage de Guénaelle Daujon « Le Jardin de Georges » (Editions Intervalles), et c’est Alexandra Bonnet assurant la double direction de l’Ecole Nationale Supérieure du Paysage à Versailles et du Potager du Roy- Monument historique – qui nous a fait l’honneur de sa présence pour lui remettre ce prix avec beaucoup de passion et d’émotions. Ce roman retrace l’épopée d’un homme fou d’amour pour un lieu difficile dont il fera un extraordinaire jardin au sein de l’ile de Batz, en Finistère.

De nombreux échanges riches en émotions se sont poursuivis tout au long de cette soirée autour d’un buffet* et du verre de l’amitié**.

Une belle soirée confirmant, s’il en était le besoin, l’intérêt de ce Prix dans la connaissance de beaux auteurs et de lieux à découvrir.