Catégorie : Billet d’humeur

balades en france

Pour nos territoires!

Les incendies de cette première partie d’été ont profondément marqué nos territoires.

En Gironde, en Provence et partout en France, les flammes ont ravagé des milliers d’hectares, menacé des habitations, bouleversé des vies et fragilisé des économies locales. Et malheureusement, l’été n’est pas terminé.

Mais au cœur de ces épreuves, une autre image de nos territoires s’est imposée : celle d’une solidarité exceptionnelle.

Aux côtés des sapeurs-pompiers professionnels et volontaires, des milliers de femmes et d’hommes se sont mobilisés, souvent dans l’ombre, pour aider, protéger, ravitailler, accueillir.

Des agriculteurs ont rempli leurs citernes et apporté de l’eau au plus près des feux pour participer au combat. Des chasseurs, connaissant chaque chemin et chaque recoin de nos campagnes et de nos forêts, ont guidé les soldats du feu sur des terrains parfois difficiles d’accès.

Des professionnels du tourisme, des traiteurs et des restaurateurs ont préparé des repas. Des taxis et des chauffeurs les ont acheminés jusqu’à ceux qui luttaient contre les flammes. Des hôteliers, des hébergeurs et bien d’autres encore ont ouvert leurs portes à celles et ceux qui avaient dû quitter leur maison et ne savaient pas où passer la nuit.

Cette mobilisation raconte quelque chose de précieux : lorsque nos territoires sont frappés, leurs forces vives savent se rassembler.

Aujourd’hui, pourtant, certains de ceux qui ont aidé se retrouvent eux-mêmes en grande difficulté.

Les incendies ont entraîné des évacuations, des annulations, une baisse brutale de fréquentation et parfois l’image, fausse, de territoires entièrement dévastés. Pour de nombreux professionnels du tourisme, restaurateurs, commerçants, producteurs et indépendants, les conséquences économiques risquent de se prolonger bien après l’extinction des flammes.

Ce n’est pas le moment de les abandonner.

Il est temps, à notre tour, de leur rendre l’appareil.

L’été n’est pas fini. Et, loin s’en faut, tout n’est pas dévasté. Nos territoires restent vivants, accueillants et riches de paysages, de savoir-faire, de produits et de rencontres. Derrière chaque restaurant, chaque hôtel, chaque camping, chaque exploitation, chaque commerce ou activité touristique, il y a des femmes et des hommes qui font vivre nos campagnes, nos villages et nos destinations.

Alors allons à leur rencontre.

Et lorsque viendra l’automne, retrouvons aussi nos territoires sous un autre visage : celui des couleurs qui changent, des forêts qui se parent de rouge et d’or, des vendanges, des marchés, des produits de saison et de tous ces parfums qui font la richesse de nos régions.

La solidarité ne doit pas s’arrêter lorsque les flammes s’éteignent.

Après avoir soutenu ceux qui nous protégeaient, soutenons ceux qui font vivre nos territoires.

Partons les redécouvrir. Retournons dans leurs restaurants, leurs hôtels, leurs commerces, leurs exploitations et leurs villages. Faisons travailler celles et ceux qui, hier encore, étaient mobilisés pour aider les autres.

Parce qu’aider un territoire à se relever, c’est aussi choisir d’y revenir.

Billet d'humeur

Petit coucou de l’étang du coucou

Le confinement m’aura permis de découvrir, lors des sorties «promenades animaux», «l’ étang du coucou».
Il est bien évident que ce joli point d’eau émeraude ne pouvait s’appeler qu’étang du coucou, puisqu’en y arrivant, le chant de cet oiseau magique résonne en échos interminables …
Quelques canards y amerrissent en ricochets sur les vaguelettes.
De temps à autres, des carpes exécutent un salto arrière.
Des milliers de têtards qui viennent de naître s’ébattent  autour des rives, sous la surveillance de leurs parents.
Toutes les nuances de vert cohabitent ; de l’eau, à l’herbe, aux différents arbres, un peintre s’y régalerait !
Des bancs tout autour de l’étang invitent à la contemplation…
Vérifiez que vous avez de l’argent dans les poches, selon des légendes, le chant du coucou le ferait fructifier !
(c’est sans doute mieux que la bourse en ces temps-ci)

Nadine Adam

Etang du coucou de Pulversheim (Alsace)

Marseille - Gérard Colombani Billet d'humeur

Je confine, tu confines, nous confinons

Est ce qu’il ne vaut mieux pas sentir l’odeur du blé
plutôt que conjuguer le verbe confiner.
Et rêver sans arrêt au virus Corona.

Est ce qu’il ne vaut mieux pas profiter encore de cette belle vie,
plutôt que se noyer dans cette grande pluie.

Est ce qu’il ne vaut mieux pas penser aux malheureux qui n’ont rien à manger,
Plutôt que de stocker des «tonnes» de denrées,
que nous aurons la nuit du mal à digérer.

Est qu’il ne vaut mieux pas revivre chaque instant, danser, rire, boire et chanter ;
Plutôt que s’enfermer dans la morosité. Souffrir en confiné ou mourir comme un supplicié.

Est ce qu’il ne vaut mieux pas voir briller les étoiles et perdre son orgueil en pratiques futiles.
Plutôt qu’entendre dire, «tu as raison Ma mie moi qui suis le plus fort, je m’en vais maintenant combattre l’ennemi, enfourcher le cheval de mon ami ZORRO pour ramener Presto de la Chine patrie, les masques de protection pour mon peuple chéri ! peu importe le prix pour ma belle Nation».

Gengis Khan  mon chéri, pas le même pays, désolé mon «petit» maitresse te le dis !
reviens rapidement de l’empire du milieu et entre dans l’action
et cela sans détour ta mission accomplie,
tu seras le vainqueur de cette pandémie,
accueilli en héros de toutes ces décennies.

Est ce qu’il ne vaut mieux pas penser à nos Aînés qui ont contribué à l’éclat du pays
et qui perdent la vie ;
nous les avons aimés, rebaptisés les «vieux» en les sacrifiant, car jugés «inutiles» ils sont morts isolés, sans regarder la lune, en pleine solitude, par des décrets stupides.
Plutôt que d’écouter ces prophètes philosophes, ces experts visionnaires dans la guerre d’égo qui disent et contredisent, tout et son contraire, aux paroles erratiques voire drastiques «on arrive plus à suivre».

Est ce qu’il ne vaut mieux pas, dans le calme des villes, écouter le cri des mouettes qui brassent dans le vent,
entendre les fleurs qui poussent, bousculées par une tranquille brise ?
Plutôt que suggérer, que cette atrocité, pourrait faire l’économie de pensions reversées…
Vous auriez dû penser qu’après cette hécatombe, et ces milliers de tombes vous perdriez bientôt tout votre électorat ! Alors pour une fois il faut anticiper pour vous reconvertir dans des laboratoires, -et là vous connaissez-, en petits rats martyrs et à votre tour être manipulés.

FIN

Notes de l’auteur
Ce texte est une fiction toute ressemblance avec des personnages et des situations existantes n’est que pure coïncidence.

ACTE 2   LE DÉCONFINEMENT

Je dé-confinerais, tu dé-confineras, nous dé-confinerions, peut-être ? Je n’ose plus conjuguer.
Le 11 MAI ARRIVE

Plus jamais de mensonges, plus jamais de mépris, plus jamais d’arrogance, ni même de violence.
Après cette expérience tirons des conclusions, de toutes les façons Messieurs les décideurs et tous les beaux parleurs «JAMAIS PLUS COMME AVANT».

MORALE : Cela vous pend au nez, car demain c’est pour vous ! vous serez retraités et je rirais très fort là-bas dans l’au-delà et je verrais alors comment vous le vivez …